Cette communication vise à identifier lépistémologie professionnelle Brousseau, 1998 de deux enseignants dEPS débutants à partir de lanalyse didactique clinique de leurs rapports au savoir et de leurs conceptions denseignement lors de leurs premières expériences denseignement. En effet, le sujet enseignant débutant est souvent confronté à des dilemmes professionnels Ria ; Saury ; Sève Durand, 2001 du fait de son double statut : être apprenant de son métier denseignant et être enseignant responsable de la formation des élèves. Ainsi, lenseignant a pour fonction de transmettre des savoirs que linstitution recommande, sous la forme de contenus de formation professionnelle, dans la mesure où il est un agent de lEtat Chevallard, 1989. Dautre part, il est en même temps un sujet qui agit, transmet des connaissances implicites et incorporées par sa pratique sportive antérieure, son vécu personnel et son histoire singulière de sujet. Ces dilemmes émergeant de leurs discours seront présentés dans une étude de cas contrastés. Lobservation vidéo in situ nous a permis de transcrire douze séances dEPS menées par deux enseignants dEPS débutants, experts, de spécialités sportives différentes et intervenant dans deux cycles dEPS différents gymnastique et basket-ball. Lanalyse des discours des enseignants associés, à travers la pratique de quatre types dentretiens cliniques semi-directifs et lanalyse du contenu Van Der Maren, 1995, ont permis de revisiter la problématique de la dichotomie enjeux institutionnels enjeux subjectifs de lacte denseignement en particulier et de la formation des enseignants dans un sens plus large et de dessiner les contours de la notion dépistémologie professionnelle privée du sujet enseignant dEPS débutant divisé entre inexpérience professionnelle actuelle et projection dans une expertise enseignante future.
FAQ Contactez-nous Cookies Médiateur de la consommation Modalités de retours Vol. 111, No. 1, Réduction et émergence dans les neurosciences février 2013, pp. 109-150 Paru dans La lettre mensuelle n270, juillet-août 2008 Létude menée dans le domaine de léducation à la santé nous a conduits à revisiter différents concepts jusqualors mobilisés principalement en EPS. Ce nouveau terrain de recherche sest avéré particulièrement fertile dans le cadre de la didactique clinique. Nous y voyons trois raisons principales : labsence de référence institutionnelle clairement établie, le peu de formation initiale et continue et la résurgence inéluctable, en classe, de la part dintime de lenseignant. Les compositions polyvalentes singulières que les deux enseignants agencent pour répondre à la demande institutionnelle sont réalisées sous le sceau dun déjà-là expérientiel. Les sujets opèrent alors une conversion didactique à leur insu qui éloigne parfois leur enseignement des valeurs auxquelles ils déclarent adhérer lors des entretiens. Loscillation symbolique et lesquive apparaissent comme des adaptations visant à réduire les tensions qui animent le sujet enseignant en proie à des divisions, à des contradictions qui affleurent dans la pratique de classe. Plus fondamentalement, parce que léducation à la santé est porteuse de valeurs et que la promotion dattitudes bénéfiques, sans en constituer le but, représente une part des contenus en classe, lenseignant se trouve inéluctablement face à un impossible à institutionnaliser, voire à enseigner. Ses propres divisions entre ce quil est supposé savoir et ce quil ne peut sempêcher de faire, ce quil est supposé être et ce quil donne à voir aux élèves, ne sont que les reflets de lambivalence quexposent les adultes aux yeux des élèves. Echo de la soirée du 240217 : projectiondébat Le monde de Théo de Solène Caron, au centre hospitalier Henri Duchêne EPS Ville Evrard à Aubervilliers. En présence de Valérie Gay, Esthela Solano-Suaréz et Mireille Battut Par Yohann Allouche Quelle belle soirée! Nous avons eu la chance daccueillir la mère de Théo, ainsi que Esthela Solano-Suaréz et Mireille Battut présidente de lassociation La Main à lOreille pour discuter ensemble ensemble avec les parents denfants autistes et les professionnels travaillant auprès de leur enfant de ce beau film de Solène Caron Le monde de Théo. Dans celui-ci, nous écoutons le témoignage de Valérie Gay, mère de Théo, un garçon dit autiste maintenant adolescent. Valérie Gay y parle de son parcours semé dembûches, des difficultés rencontrées au quotidien avec son fils, des questions qui se sont posées à elle, des moments joyeux, et surtout de ce à quoi elle a dit non. Il sest agi pour elle de dire non aux méthodes qui lui avaient été recommandées, aux méthodes qui ne lui paraissaient en aucun cas respecter la singularité de son enfant. Cest là le premier point majeur de ce témoignage. Le second point, crucial, dont elle témoigne est comment elle a appris à déchiffrer petit à petit ce que Théo mettait en place comme défense, comme agencements, comme stéréotypies, rituels, bref de quelle façon Théo essayait de traiter son angoisse. Esthela Solano-Suaréz soulignait en effet quelle avait fait un travail de lecture avec toute la finesse que cela comporte. Valérie Gay était à lécoute et lest toujours de ce que lui enseignait Théo, des nouveautés qui survenaient, de son désir par exemple daller nager avec des tortues. Valérie Gay a cependant indiqué que son expérience ne pouvait être répliquée comme telle, que dans son cas cela avait été fécond mais ne devait pas servir absolument de modèle. Ainsi, elle a laissé la place à la singularité de chaque expérience, de chaque enfant, en donnant de lespoir aux familles tout en ne les berçant pas dillusions sur une réussite à tous les coups. La finesse et le savoir-faire de sa mère, de son frère et de sa sœur, ont permis à Théo de trouver une modalité de lien social bien à lui. Nous pouvons mesurer toute la progression réalisée au cours de ces années en écoutant Théo répondre aux questions du public et parler de ses centres dintérêt lors dune projection à Lille avec lassociation Funambules. Ce film, mais surtout ce qua pu dire Valérie Gay suite à la projection, ont beaucoup touché les parents venus y assister. Par cette résonnance avec leur propre expérience, ils ont pu exprimer parfois leur désarroi face à lénigme quincarne leur enfant, mais aussi pour certains se retrouver un peu dans ce parcours épineux. Mais cela a surtout permis de faire lien, lien de parole. Ainsi, ce père qui se préoccupait de savoir de quelle façon retranscrire au plus juste à sa femme à quel point cela lavait touché et ce quil avait appris de cette rencontre. Valérie Gay a expliqué en quoi cet effort mais aussi ce devoir quelle se fait de diffusion et de témoignage partout en France vient répondre pour elle à la solitude rencontrée tout au long de ces années.
Céline B. A un secret, quelle ne livre quavec réticence et parcimonie, parce quelle se méfie. Cest un secret, cest son secret, dont la divulgation peut être dangereuse, pour elle et pour dautres personnes, parce quil touche à la défense nationale et parce quil y a des jaloux. Elle a un fiancé, un homme de 41 ans, le plus jeune colonel de France, rencontré lors dune fête, dans sa ville natale, alors quelle assistait à la représentation dun groupe folklorique polonais, à laquelle elle avait œuvré. De lui, elle sait peu de choses, il ma prise à froid dit elle, mais elle ne le voit pas. Il est au Centrafrique et nous navons pas de contact, quand il vient en France, cest pour remettre des papiers au ministre de la défense. Cependant elle annonce comme une évidence que nous allons nous établir prochainement, en mars, avril 2000. Je suis stressée par ce mariage, je dois acheter une robe importante.Je cherche des textes pour la cérémonie ; il faut organiser les cortèges, il y aura 400 invités au mariage, 50 pour moi, 350 pour lui, il a invité le ministre, Mr Alain Richard ; Goigoux R. 2007 Un modèle danalyse de lactivité des enseignants, Éducation et Didactique, Vol 1, n3, 47-70. Barbier J-M, Durand M. 2003, Lactivité : un objet intégrateur pour les sciences sociales?, Recherche et formation, n 42, p.99-117. Hall, E. T, trad. Française, La dimension cachée, Paris, Seuil, 19661971, rééd. Points, 1978. Lon nomme aujourdhui dans un service, une unité fonctionnelle, Laboratoire danthropologie et de psychologie cognitives et sociales Ce positionnement interroge la transposition des notions et concepts de didactique de lEPS dans un domaine transdisciplinaire, du fait de cette particularité, lES à lécole nentre pas dans un cadre didactique univoque et clairement défini Berger, Houzelle, 2010, p 21. Nous rejoignons en ce sens lidée que lES, du fait de ses spécificités, ne peut relever dun quelconque modèle didactique disciplinaire. Leffort accompli dans le champ de la didactique comparée pour identifier des concepts et des outils détude communs à différentes didactiques disciplinaires répond en partie à cette interrogation. Le caractère générique du concept fondamental de système didactique élève-enseignant-savoir est affranchi de toute dépendance disciplinaire, car il rend compte, quelle que soit la nature des contenus, des contraintes qui sous-tendent les processus denseignement-apprentissage. Les didacticiens des différentes disciplines considèrent ce système comme lunité de base de leur étude : ils ont montré quun système didactique était contraint, dabord, par le savoir ou plus précisément par le sous-système des objets à enseigner et à apprendre et par les pratiques quil permet à un élève dengager, sous la conduite dun professeur Mercier et coll, 2002, p 9. Les relations qui se nouent entre les différents pôles du triangle didactique peuvent donc être appréhendées selon différentes dimensions identifiées de façon générique. À travers une microanalyse comparative, il sagit de relever des convergences et des divergences dans les pratiques ostensives entre deux enseignants dEPS au cours de lenseignement apprentissage de la roulade avant. Ces enseignants, considérés comme sujets singuliers, spécialistes dans cette APSA, se différencient entre autre par une ancienneté inégale dans la profession, mais aussi dans leur assujettissement et leurs divisions. Les analyseurs que sont la gestualité, la proxémie, les ruptures du contrat didactique vont illustrer et révéler leurs stratégies conscientes et inconscientes de formes ostensives quils convoquent pour transmettre etou communiquer les enjeux de savoir. Leurs stratégies senracinent dans leur pratique denseignants, parfois à leur insu, et sont constitutives de leur signature professionnelle. Lensemble de ces formes ostensives débouche sur la modélisation dune échelle qui va de la coercition à la dévolution. Elle permet de renseigner sur le degré de dévolution induit par la gestualité convoquée par lenseignant lors des interactions didactiques. Psychoses sous transfert, cest le thème qui nous a réunis le 24 mars dernier, à la Maison du Mexique, pour laprès-midi détude lACF Île-de-France. Nous étions nombreux et dans lattente de cas cliniques qui pourraient nous apporter les avancées et impasses à ce sujet. Jai eu la chance dentendre pour la première fois Jacques Borie, président de table et les deux cas cliniques présentés par Alice Ha-Pham et Omaïra Meseguer. Jextrais deux points de leur précieux travail clinique avec des adultes : le premier, cest lorientation par la clinique du nœud et non la clinique du manque. Dans le sens où, dans la psychanalyse lacanienne, la jouissance et le signifiant sont liés. La langue ne sert pas à communiquer mais à introduire la présence de la jouissance dans le corps. À ce propos, Jacques-Alain Miller dit dans la Convention dAntibes que le nerf de la clinique borroméenne est une connexion bien plus étroite de la jouissance et du signifiant, la mise en continuité des deux domaines 2. Nous verrons comment les deux cas le démontrent. Le deuxième point concerne le maniement toujours délicat du transfert qui exige en même temps la présence incarnée de lanalyste et une discrétion éveillée de sa part, toujours prête à un repositionnement que lanalysant indiquerait. Concernant le premier point, ce qui me semble témoigner de cela cest laccent mis, dans ces deux cas, sur les troubles du langage. Ici le concept de trouble du langage est à entendre au sens le plus large comme nous lindique J-A Miller 3, au-delà du franc néologisme, jusquà y inclure lusage paranormal du langage, lusage à peine décalé, le trouble interstitiel On pourrait même dire que parler est un trouble du langage. Ainsi, Alice Ha-Pham nous présente un analysant venant la voir pour lui avouer une faute impardonnable. Après lavoir avouée, il finit par lui dire Mon problème cest que je ne sais pas communiquer. En effet, Il ne finit pas ses phrases, invalide voire ravale systématiquement ce quil dit, se tait ou semporte son humour ne fait pas mouche, ses propositions lui paraissent toujours écartées. Parler relève dune véritable épreuve. Omaïra Meseguer, quant à elle, nous fait remarquer laccent de singularité de son analysante : Une tonalité dexaltation dans sa manière de parler mest apparue comme un léger indice de son rapport singulier à la langue, il sagissait de son accent de singularité Elle avait une énonciation précise et soignée qui débordait de superlatifs. Un autre détail donnait à sa manière de sexprimer une singularité, elle citait tout le temps les dates des événements.. A cette occasion, Jacques Borie posait la question suivante : comment venir parler à un analyste alors quon souffre de la langue elle-même?. La réponse peut se trouver dans le maniement du transfert, deuxième point, qui est aussi très enseignant dans ces deux cas. Alice Ha-Pham nous fait part de deux interventions qui relèvent du sens commun mais qui pour un sujet psychotique ne sont pas si évidentes que ça, je la cite : Quelques jours après une séance durant laquelle il remettait en question le travail analytique, il mappelle. Ça ne va pas, je lui réponds Venez!, ce quil fait immédiatement en me remerciant. Ou encore lors dune séance, alors quil se plaint que lAutre ne tienne jamais compte de ce quil dit, quon ne lécoute pas, je lui dis : Je vous écoute!. Surpris, il relève la tête et me remercie. Ici, comme le souligne Jacques Borie, la présence de lanalyste qui linvite à venir parler, et qui saffirme comme présence qui lécoute, fait limite symbolique à la pente auto-dépréciative du patient qui la conduit à se couper des liens sociaux. Quant à lanalysante dOmaïra Meseguer, vivant un enfer dû au sens quelle donnait à tout, elle a enfin pu trouver chez son analyste la possibilité de la paix du non sens. Ainsi, cette après-midi détude riche en enseignements sest achevée en ouvrant la porte sur la suite à venir, à savoir, le XIe Congrès de lAssociation Mondiale de Psychanalyse dont nous attendons les échos. 3, 2, 1 cherchez! Il nest pas toujours évident de se faire une idée précise de la personnalité dun membre sur un site de rencontre. Sur Meetic, les profils sont très détaillés. Trouvez ceux qui vous correspondent avec la recherche par critères ou laissez-vous charmer par leurs petits détails. Un carnet de recherche proposé par—-ISSN: 2551-2471 Un regard, la beauté dune jambe, une effluve de parfum, une pelisse rouge sur un rivage, un coup de doigt sur un tambourLe poète, lartiste, sait mieux que tout autre saisir la fugacité de linstant, le trouble de lémotion, fut-il un court instant dans une rencontre. Mais en restant sur la conception dun Réel lié au trauma, nest-ce pas le réel des traces qui serait sollicité et qui viendrait fragiliser le fantasme par effraction qui ne pourrait plus protéger le sujet? Cela induit un travail de déchiffrage tel le déchiffrage des hiéroglyphes et qui renvoit à ce que Catherine Delarue a appelé La mémoire oubliée en reprenant lexemple de la métaphore de lardoise magique de Freud qui laisse apparaitre des traces, des débris de traces dun texte devenu illisible. Il sagirait là dun réel pouvant saccrocher à des restes métonymiques comme reliquat dune mauvaise rencontre, et maintenant le sujet sous lemprise aliénante dun réel qui lui barrerait laccès à la métaphore. Dans la 3 ème lettre de lEcole Freudienne, Lacan dit : Le réel justement, cest ce qui ne va pas, ce qui se met en croix dans ce charroi, bien plus ce qui ne cesse de se répéter pour entraver cette marche. La posture clinique en didactique amène à intégrer la subjectivité du chercheur et ses effets à différents niveaux. Ceci conduit à questionner de lintérieur les dimensions éthiques et déontologiques de la recherche. Entre recherche de rationalité et prise en compte de la subjectivité, jai fait lhypothèse que lobjectivité est à chercher dans la reconnaissance de cette tension constitutive de toute recherche Carnus, 2007. A Toulouse, Lille, Paris, Montpellier Où que vous soyez, des rencontres vous attendent! Pas convaincue? Inscrivez-vous et voyez par vous-même! Pamela King, Catherine Lacaze-Paule, Philippe La Sagna, Clotilde Leguil, Laure Le savoir est démontré physiquement par lenseignant. Cette démonstration peut être totale ou partielle.